La question pourrait également être, est-ce que les investisseurs institutionnels peuvent se passer du crowdfunding immobilier ?

Depuis quelques mois, nous constatons que la foule n'est plus seule à financer les projets de crowdfunding immobilier. De plus en plus d'investisseurs institutionnels et family offices participent à l'aventure au côté des investisseurs particuliers.

D'ailleurs Anaxago vient d'annoncer une levée de 10 millions d'euros auprès d'institutionnels, ces fonds seront investis sur les programmes immobiliers, aux côtés des investisseurs individuels. Mais ce n'est pas la seule plateforme à accueillir des institutionnels dans ses projets. D'après une étude américaine (Massolution Annual Survey on Crowdfunding), 90% de fonds collectés aux Etats-Unis proviendraient d'institutionnels. Est-ce que la France va aussi en arriver là ?


Les intérêts pour les plateformes sont :

- sécuriser et accélérer les levées de fonds

- gagner en crédibilité auprès des promoteurs (et des banques qui leurs accordent les crédits)

- s'adresser à des investisseurs qualifiés (ayant la compréhension de ce type d'investissement et des risques associés)

- assurer un relais de croissance au marché naissant du financement participatif immobilier


Les intérêts pour les institutionnels sont :

- diversifier leurs investissements

- espérer un rendement élevé par rapport aux autres formes d'investissement

- immobiliser leurs fonds sur une courte durée (18 mois en moyenne)


Celà semble être un cercle vertueux qui devrait profiter également à la foule, à condition que celle-ci n'en soit pas écartée.